Publié le lundi 09 mars 2009 à 09H13
“Un minimum d’effort, un maximum de plaisir” : c’est la devise de ce groupe tahitien qui propose un reggae jazz hawaiien.
Le groupe joue du jawaiian dans les discothèques et restos du fenua

Freddy, Aeii, Tyrone, Fariki et Carlos forment les Da Roadside Boyz, les gars du bord de la route. Ils ont grandi à Mahina, après la descente du Tahara’a. Tous, à l’exception de Carlos, sont de la même famille. Le nom du groupe était une évidence pour ces cousins qui passaient la journée au bord de la route, à jouer de la musique. La formation existe depuis 1995, les membres ont changé depuis, sauf deux piliers, Freddy au chant et au ukulele et Tyrone à la batterie. Depuis 14 ans, les Da Roadside Boyz enflamment les scènes du fenua avec leur jawaiian style : un mélange de reggae et de jazz jamaïcain et hawaiien. “Une musique qui vient du coeur”, lance Freddy. Dès sa formation, le groupe tourne beaucoup, au Salvanis, au New Orleans, dans les restaurants. Il tourne aussi à Huahine où réside leur sponsor. “On s’adapte, affirment les membres, en boîte, on jouera plutôt du reggae, et dans les restaurants, plutôt du jazz.” Ils ont ainsi élargi leur répertoire à “la chanson de Némo”, sourit Freddy, c’est-à-dire Somewhere Behind the Sea de Frank Sinatra reprise dans le film d’animation. La tenue diffère aussi, tantôt le tee-shirt Da Roadside Boyz, tantôt la chemise hawaiienne. Ils jouent des morceaux en anglais, en tahitien et en français. À côté de leurs propres compositions, ils font quelques reprises : l’indémodable Bob Marley, les Hawaïens Ekolu et 3+, l’Américain Bobby Holcomb qui a vécu à Tahiti. Sans oublier la star hawaiienne IZ, qui a enchanté le monde avec son célèbre Over the Rainbow. “Ces musiques plaisent au public polynésien”, assure le chanteur du groupe. “Les cultures polynésienne, hawaiienne, maohi sont proches, l’origine est la même.” Les membres confient que leur son ravit les Tahitiens, popaa et touristes de 7 à 77 ans. “Ça marche !”, s’exclament-ils. Ils songent d’ailleurs enfin à sortir un disque “en fin d’année selon Freddy, le temps d’avoir plus de compositions avant de se lancer”.
On fait ça par plaisir
Depuis le début du groupe, la devise est la même : un minimum d’effort, un maximum de plaisir. Freddy explique que cette aventure est un “trip”. “On ne se prend pas au sérieux, on fait ça par plaisir”. L’un des morceaux de notre CD est d’ailleurs un hymne à leur maxime, un minimum d’effort, un maximum de plaisir. “Ce n’est pas une histoire de business, d’argent”, renchérit Tyrone. “On est vraiment là pour s’amuser.” Et ils ont de nombreuses occasions de s’amuser et de faire partager leur philosophie : en 2008, ils ont donné une cinquantaine de concerts, sur des scènes ou chez des particuliers, soit quasiment tous les week-ends. Les Da Roadside Boys composent et répètent “au feeling”. Pas de rendezvous réguliers et de contraintes pour ces tane qui travaillent. Toujours le fameux “minimum d’effort, maximum de plaisir” qu’ils aiment clamer en choeur. Et ils répètent toujours dans la bonne humeur. Dès qu’ils ont l’instrument en main, ils se font plaisir et jouent volontiers un petit air jawaiian. Carlos est le dernier arrivé. Ce percussionniste a rejoint le groupe, il y a un peu plus d’un mois. Il cumule deux groupes, mais assure que c’est un plaisir d’accompagner les Da Roadside Boyz. Apparemment, il n’a pas eu de problème pour s’intégrer dans la famille et connaît déjà les chansons par coeur. “Je les ai vus plusieurs fois sur scène. Ils m’ont dépanné pour un concert et depuis je joue avec eux.” On souhaite une longue route à ses musiciens chaleureux et entraînants !
MC
ILS L’ONT FAIT
- Les Da Roadside Boyz existent depuis 1995
- Seuls Freddy et Tyrone suivent l’aventure depuis le début
- Freddy a fait des études à Hawaii et parle couramment anglais
- Tous les travaillent à côté et jouent par plaisir
- Ils préparent un pour la fin de l’année
CONCERTS
Les Da Roadside Boyz jouent presque tous les week-ends, dans les discothèques, bars ou chez les particuliers. Ils seront le 15 mars au Méridien (au restaurant Le Carré), le 20 mars au Western Grill et le 28 au Méridien (au bar l’Astrolable).






