Publié le mercredi 08 février 2012 à 10H24
Le ministre de l'Économie, des Finances, du Travail et de l'Emploi, Pierre Frébault, a publié un communiqué détaillé sur les 3 500 contrats de développement local annoncés par Nicolas Sarkozy dans son allocution aux Polynésiens vendredi dernier, et qui avaient été favorablement accueillis par plusieurs maires. Les CDL représentent "un brusque revirement" qui "apparaît comme devant induire une augmentation de l'aide financière de l'État". Pierre Frébault souligne que "le dispositif CDL est en fait le plus ancien parmi ceux qui sont mis en œuvre par le SEFI, en partenariat avec les services de l'État", puisqu'il date de 1984 et a été réaménagé en 1992. Sa faiblesse réside dans le fait que par convention "les activités sur ces chantiers ne peuvent avoir un caractère productif", faiblesse qui avait conduit le Pays à mettre en place le dispositif d'insertion des jeunes (DIJ) et celui des C-PIA. À tel point, rappelle le ministre, que même l'État avait reporté une partie de sa participation aux CDL sur le financement des "dispositifs modernes mis en œuvre par le Pays." Néanmoins Pierre Frébault émet des doutes, chiffres à l'appui, sur l'efficacité de ces dispositifs : il cite ainsi une commune ayant bénéficié de 100 DIJ où "le taux d'insertion des personnes concernées a été extrêmement faible : 0%." Le ministre estime à 575 millions de Fcfp le montant de l'enveloppe qui pourrait être apportée par l'État, ce qui induira une participation du Pays de l'ordre de 120 millions de Fcfp." "La question se pose de savoir si, tout en apportant une aide financière temporaire aux "personnes éloignées de l'emploi", il n'aurait pas été envisageable de les faire bénéficier d'un dispositif leur permettant d'accéder, aussi, au secteur productif, " juge le communiqué, avant de rappeler les chiffres alarmants de la précarité de l'emploi, nécessitant "de véritables mesures d'insertion". Pierre Frébault considère donc bien comme des vessies les lanternes présentées par Nicolas Sarkozy : " La soudaineté et l’ampleur de l’intérêt porté par le chef de l’État aux chantiers de développement local montrent que le probable futur candidat aux élections présidentielles compte utiliser, à son avantage, les périodes de 4 ou 8 ou 12 semaines du dispositif, pour couvrir la période électorale." Lire le communiqué







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Pito
08/02/2012 à 11h01
Le sinistre de l'économie ne sait plus quoi dire pour couvrir son incapacité !!! Quoiqu'il en soit l'état à toujours tort !!!! pourtant c'est grâce à lui si les incapacités de nos gouvernant sont quelque peu atténuées par les fonds investi au fenua par la France.
Nos triste dirigeants feraient mieux de se taire et travailler, s'il le peuvent !!!