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L'actu du fenua en un clin d'oeil -
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| | Plus encore que de l’eau qui dort, il faut toujours se méfier du Vieux lion qui fait mine de s’endormir. La machine de guerre Flosse est à la manoeuvre, et même si René Temeharo estime que “c’est un peu tôt” pour le dire, président-forever est bien en marche pour le perchoir.
“Vous parlez de M. Flosse, il me semble qu'il a déjà été président de cette assemblée, donc je ne vois pas d'inconvénients. Si c'est le cas de la majorité, ça fait peut-être partie des accords aussi”, lâchait le président du groupe orange hier.
Ce pacte conclu avec Gaston Tong Sang pour échafauder cette majorité rougeorangée, c’est Édouard Fritch lui-même qui l’avait révélé aux Nouvelles en janvier dernier. Dixit : “Le plan concocté par les trois partenaires Teina Maraeura, Gaston Tong Sang et Gaston Flosse, c’était que la présidence du gouvernement soit confiée au groupe le plus fort, et que le Tahoeraa prenne la vice-présidence et l’assemblée au mois d’avril prochain, et que Teina Maraeura prenne la commission permanente.” Et Fritch de poursuivre alors : “Nous avons décidé que M. Flosse soit le vice-président s’il accepte, et moi j’irai à l’assemblée”.
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| | “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.” Le célèbre principe de la matière énoncé par Lavoisier se réécrit un peu plus chaque jour en Polynésie sous la forme du : “Tout se perd, rien ne se crée, et surtout ne rien transformer”.
Le “qu’est-ce que tu fous là” de Mita Teriipaia à la face d’un professionnel du tourisme samedi ne choque pas le moins du monde son président et tavana, Gaston Tong Sang, qui “préfère qu’on juge” son ministre de la Culture “sur ses résultats, et non pas sur ses propos”. Il faudra qu’on nous explique où sont les résultats, mais en attendant, GTS défend les “capacités” de son poulain à Bora Bora : “Son père a été un pilier de la vie traditionnelle de l'île”. Tout va bien alors. Et puis, Mita Teriipaia, il peut en parler du pandanus, c’est sa famille qui règne sur ce marché. Ça aide…
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| | Une journée internationale pour une cause. N'en déplaise aux détracteurs des “journées de” qui critiquent l'intérêt de telles célébrations annuelles, aussi futiles soient-elles, ces journées représentent l’occasion de soulever des problèmes ou de souligner des inégalités. Sauf qu’en Polynésie française, les disparités sont gentiment enrobées de propos sirupeux pour éviter d’avoir à s’en inquiéter. Dimanche à la présidence, les femmes étaient accueillies pour faire la fête à l’occasion de leur journée. Hier à l’assemblée, ce sont surtout des élues qui ont évoqué la parité, qui permet à bon nombre d’entre elles d’être là, vu que sinon les femmes seraient largement minoritaires, comme l’illustre la composition du gouvernement qui n’en compte que deux. On ne peut pas dire que les femmes politiques ont évoqué les réels problèmes que les femmes rencontrent au quotidien, qu’il s’agisse d’inégalité de salaire, de misogynie dans la vie professionnelle, de machisme dans la vie privée, de violences conjugales ou de surcharge de travail... tout simplement parce que malgré leur bonne volonté, elles ne sont pas très représentatives de l’ensemble de la population féminine.
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| | LUNDI : Moana Greig qui tient une conférence de presse ce matin pour montrer qu’il ne travaille pas qu’à un nouveau calendrier scolaire, comme chacun de ses prédécesseurs. Malgré le coup de gueule des professionnels du tourisme qui dénoncent la concordance des dates des vacanciers avec celles des vacances scolaires, il serait étonnant que le ministre revienne sur sa décision. Il tient surtout à dresser le bilan de sa mission à Paris : ce qu’il a ramené dans son escarcelle. Le 8 mars incarne la journée de la femme. La présidence a organisé une journée festive hier. Aujourd’hui ce sont les élues de l’assemblée qui organisent leur journée sur le thème de “la parité et l’engagement des femmes dans l’action politique”. Le collectif budgétaire destiné aux réparations des dégâts d'Oli aux Australes et dans la Société et de 08F aux Tuamotu aurait pu être étudié à l’assemblée dès aujourd’hui, mais les représentantes ne voulaient pas décaler leur journée malgré les circonstances. Pas sûr que ce retard permette d’ajouter à la longue liste des sinistrés ceux dont les maisons ont été emportées par les fortes pluies du week-end, comme l’espère Tearii Alpha.
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| | Après le cyclone et l’alerte au tsunami, c’est la pluie qui agresse désormais la Polynésie française. Des phénomènes d’origine naturelle mais prévisibles. Sauf que les constructions et infrastructures ne sont pas adaptées au climat du pays ! Les intempéries de ce week-end se révèlent certes exceptionnelles, mais pas anormales à la saison des pluies dans un climat tropical ! Sauf que, surprise : rien n’est prévu en conséquence. La course des eaux sur les îles hautes en forme de cône est pourtant relativement aisée à prévoir.
Un spécialiste en la matière nous a confié que s’il y a tant d’inondations, glissements de terrain et autres éboulements, c’est principalement parce que les réseaux d'évacuations d'eau urbains sont sous-dimensionnés par rapport au climat, et parce que le réseau pluvial n’est pas assez entretenu, surtout au regard l’incivisme de la population. De nombreux déchets sont en effet jetés dans les rivières et même dans les petits ruisseaux en hauteur, notamment des encombrants tels que vieux réfrigérateurs. Ils ne sont alors emportés que lorsque le niveau de l’eau est assez élevé, et ensuite descendent jusqu'aux rivières qu’ils obstruent. Si les pollueurs sont en partie responsables, au Pays de prendre en charge le curage des rivières et pourquoi pas, de sévir.
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| | La ministre Marie-Luce Penchard a juré que non, il n’y aurait pas d’élections territoriales anticipées en Polynésie, mais la tentation reste grande dans certains cercles sarkozistes, de profiter de l’éventuelle année d’inéligibilité de l’ancien président tout puissant du Pays, pour rouvrir la voie des urnes.
Gaston Flosse sera fixé le 8 avril sur le sort de ses deux mandats, sénateur et représentant, avec la décision de la Cour de cassation dans l’affaire des “sushis à 2,3 millions”. Si la Cour confirme, le temps que cette décision soit transmise au Conseil constitutionnel, et qu’il prononce une automatique déchéance, on arrivera sans doute à la deuxième quinzaine d’avril, voire début mai vue la rapidité légendaire de la justice. L’année d’inéligibilité du leader orange courra donc jusqu’en avril-mai 2011.
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| | Rien de fou dans le projet de collectif budgétaire “spécial Oli” débattu hier en commission des Finances avant son examen en session extraordinaire à l’assemblée à compter du 10 mars. Un collectif à 5,476 milliards de Fcfp répartis en section de fonctionnement pour 2,689 milliards et le reste en investissement.
Rien de fou, si ce n’est que c’est le FDA, Fonds pour le Développement des Archipels, notre fameux arrosoir des îles, qui décroche le jackpot en fonctionnement : une subvention de 2,875 milliards de Fcfp pour financer les 400 fare MTR à distribuer aux sinistrés. Autant dire que la tentation clientéliste n’est pas loin derrière, d’autant plus que le texte présenté par le gouvernement n’est guère loquace sur le détail des attributions de ces fare MTR.
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| | Plus dure sera la chute. Ce n’est pas faute de l’avoir écrit, pour ne pas dire rabâcher, ces dernières années. Mais rien n’y fait. Le politique tourne en rond dans sa bulle, pendant que l’économie coule comme un caillou. Et encore, 2010 s’annonce pire faute d’avoir pris les bonnes décisions au bon moment. Deux milliers d’emplois perdus en 2009, après deux milliers perdus en 2008, et 3 500 jeunes chaque année qui poussent à la porte.
Une porte qui n’est pas prête de se rouvrir, comme l’annonce tout de go le nouveau patron des patrons Luc Tapeta : “Le souci des entreprises pour 2010 ce n'est pas de créer de l'emploi, (...) c’est de le maintenir.” De la survie seulement. Et plus beaucoup de raisons d’espérer, faute de sursaut salvateur.
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| | Le tremblement de terre à Haïti du mois de janvier a fait 220 000 victimes. Le séisme au Chili vient de tuer des centaines de personnes. Suite au passage de la tempête Xynthia, la France métropolitaine compte ses morts en dizaines. De fortes précipitations inondent actuellement Fidji. Le centre de Nadi a par ailleurs donné le statut de cyclone tropical hier, à une dépression qui s’est formée entre les îles Cook et les Samoa. Nisha, Oli, Pat et maintenant Sarah : pas moins de quatre cyclones ont vu le jour dans le Pacifique. Les températures ont atteint des records de chaleur, alors que le froid se faisait plus mordant ailleurs sur la planète. L’évolution climatique tant annoncée semble bel et bien arrivée.
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| | “Si c’était à refaire, je le referais... et plus encore” c’est en substance le propos de Tong Sang concernant sa décision de 2007 de faire renflouer la société Bora Bora Cruises de Degage par près de 100 millions de fonds publics du Pays qui risquent fort d’être “liquidés” le 12 avril prochain devant le tribunal de commerce (notre édition d’hier). C’est bien là tout le problème. Celui d’un “moule” politique, pour reprendre une expression fritchienne, qui ne sait manifestement rien faire d’autre que “refaire” le modèle d’hier. Ils sont les derniers à s’y accrocher, comme à la dernière bouée qui flotte encore au milieu d’un océan d’exigence de changement. Leur télescope a beau rester figé sur le passé, devant, ça bouge. Et ça ne passe plus. Nulle part.
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