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L'actu du fenua en un clin d'oeil -
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| | Une fois n’est pas coutume dans cette myriade d’effets d’annonce jamais suivis des faits, voilà enfin une annonce qui se concrétise. Et fait son effet. Le ministre de la Reconversion économique Teva Rohfritsch avait annoncé les nouvelles offres Internet haut débit pour septembre, hier, 1er septembre, il les a officiellement lancées. Et, pour une fois aussi, elles tiennent toutes leurs promesses. Les Nouvelles vous proposent un comparatif avant et après (lire en p. 6-7), rien à redire. Les forfaits “No limit” haut débit proposés par Mana valent le “coût”, et la Polynésie entre enfin dans la cour des grands de la connexion au “village global”. Les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour être soulignées de deux traits.
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| | Un retour aux urnes anticipé, pour quoi faire ? Ça changera quoi, si c’est pour reprendre les mêmes et recommencer… C’est en substance l’opinion qui prévaut aujourd’hui à Paris, au ministère de l’Outre-mer comme à l’Élysée, à une semaine de la série de rencontres de Marie-Luce Penchard avec les forces politiques du fenua qui ont bien voulu faire le déplacement pour causer réforme électorale. Globalement toutes, sauf le Tavini qui préfère fustiger dans son coin les “toutous de la République” dans un communiqué qui ramène la recherche de solution de stabilité à sa seule conviction : “le fait colonial reste l’entrave principale du développement (...) de tous les peuples sous tutelle”. Avec ça, le Pays va avancer…
Le rapport Barthélemy, dont Les Nouvelles ont pu se procurer les principales pistes retenues, ne prône pas non plus l’abréviation du mandat de l’assemblée pour des élections anticipées dès 2011. Comme il relève d’ailleurs que la seule modification du mode de scrutin ne réglera rien. Il faut aussi casser les “joujoux” qui ont jusqu’à présent permis à nos élus de s’amuser à la balançoire, de souffler sur les girouettes, de se bousculer, se basculer, se renverser, sur une musique effrénée de chaises musicales où tous, les uns derrière les autres, se sont allègrement assis sur les urnes.
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| | Les restrictions budgétaires, c’est bien d’en parler, mais ce serait mieux encore de s’y mettre.
La grande remise à plat des satellites du Pays, Épic et SEM Nui, qui coûtent chaque année une petite fortune en subventions ? Rien, comme Les Nouvelles vous le révélaient hier. Au contraire, on en crée encore de nouvelles, comme la Maison de la perle dont les professionnels du secteur n’ont toujours pas compris la finalité. Ou trop bien compris l’utilité pour un petit clan de perliculteurs.
La vente de “l’argenterie” pour renflouer les caisses du Pays ? Rien non plus. Ah si, le fiasco de la vente aux enchères du Rocklands Hostel. À part ça, le Tahiti Nui I a été recyclé pour faire joli en ersatz de mini-King sur la desserte des Raromatai, et va ainsi coûter encore plus d’argent à la Polynésie que s’il restait scotché à son quai comme depuis quasiment son arrivée. Quant au “Air Flosse One”, il continue ses tournées politiques, comme hier avec un voyage en catimini du gouvernement et de son président à Ahe.
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| | Entre la réunion d'information sur le budget que prévoit de tenir Gaston Tong Sang mercredi avec les élus de l'assemblée et sa table ronde pour discuter de la réforme électorale, la semaine va encore être épique pour le président du Pays qui part en fin de semaine pour Paris. Avant de rencontrer Marie- Luce Penchard, il veut tenter de montrer qu'il fait de son mieux ; d'une part pour assainir les finances du Pays, d'autre part pour mettre les partis autonomistes sur la même longueur d'onde. Le rêve serait d'arriver au ministère de l'Outremer avec des choses concrètes, calées, au moins les prémisses d’entente des uns et des autres… Sauf que là, on frise l'utopie. Le cabinet de Marie-Luce Penchard doit osciller entre amusement et désespoir.
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| | Vous connaissiez le grand principe démocratique du “un homme, une voix”. Au fenua, nos élus nous inventent un nouveau concept : “un homme, un parti”. Ça se conjugue au féminin aussi : “une femme, un parti”. Chacun pour soi, et plus personne pour s’occuper de tous. Et à l’heure où le pays a avant tout besoin d’une fédération de toutes les énergies pour s’en sortir, c’est l’effet inverse qui se produit dans une caste politique qui ne sait plus où elle crèche… ni avec qui.
Le phénomène commence même à toucher le bloc monolithique qu’est encore le Tavini. Dans l’île soeur, le combat n’a rien de très confraternel. Pour des rancoeurs toutes personnelles, on se déchire entre bleus, en essayant de tirer les orange à soi. Mauvaise perdante, la représentante UPLD à l’assemblée Tamara Bopp-Dupont est prête à tout pour faire payer au prix fort à Raymond Van Bastolaer son fauteuil de maire qu’elle convoitait. Qu’elle convoite toujours d’ailleurs. Même s’il est désormais impossible de renverser un maire malgré lui, pas grave, Tamara joue à fond la déstabilisation en cherchant à faire basculer la majorité du conseil municipal pour tout bloquer. Moorea, petite soeur de la place Tarahoi…
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| | Jacqui Drollet, champion de l’allégation assénée comme vérité vraie, n’a pas hésité lundi à balancer Marie-Luce aux orties, en considérant que la ministre de l’Outre-mer ne passerait pas le remaniement ministériel annoncé pour octobre par Sarkozy. À moins que le patron du groupe UPLD à l’assemblée ait un “téléphone rouge” avec l’Élysée, l’affirmation paraît bien prématurée.
Pour mémoire, Yves Jégo avait appris un quart d’heure avant l’annonce officielle du dernier remaniement, qu’il ne ferait plus parti du gouvernement Sarkozy suivant. Alors, pensez donc, deux mois avant... Mais comme il se doit en pareille circonstance, les rumeurs vont bon train pour “remanier” les ministres au gré des discussions de comptoir. Ou des intérêts politiques du moment.
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| | Les adeptes du jeu du chat et de la souris ont bien du mal à retomber sur leurs pattes, après avoir dit le tout la veille, et son contraire le lendemain. Tous partants pour... ne pas partir à Paris la veille, tous à sauter dans l’avion le lendemain. Entretemps, “l’opération Don Corléone” n’a pas fonctionné. Teina Maraeura n’a pas convaincu Gaston Tong Sang de déchirer lui aussi son billet pour Paris.
Mission impossible d’ailleurs, tant GTS tient à son “ticket” parisien. Pas prêt de le lâcher, c’est le dernier qui lui reste. Les velléités de boycott ont donc fait flop, au grand regret du parti de Gaston Flosse qui commentait hier sur son site : “Il n'y a donc plus l'unanimité rêvée pour un boycott de l'invitation de Madame Penchard. (...) Le Tahoeraa sera donc à Paris au rendez- vous arrêté avec la ministre de l'Outre-mer”.
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| | Ce n’est pas faute de l’avoir écrit et répété, en lançant trop tôt le chantier de la réforme du mode de scrutin, sans autre ambition de réforme en profondeur d’un système politique qui patauge depuis des lustres dans la gabegie, Sarkozy a rouvert la boîte de Pandore.
Et puisque l’État continue allégrement de laisser planer le doute sur un éventuel retour anticipé aux urnes dès 2011, nos chefs de parti de tous bords s’y engouffrent, trop heureux de retrouver leurs joujoux préférés : les promesses de campagne plutôt que les actes, la perpétuation du système, plutôt que sa remise à plat, le maintien du moule ancien, plutôt qu’une vraie réflexion sur le modèle économique de demain à repenser de A à Z.
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| | L'UPLD fait très fort. Le 20 juillet, Marie-Luce Penchard repoussait la demande de rendez-vous formulée par Oscar Temaru qu’elle estimait “prématurée”. Elle préférait analyser le rapport de la mission Barthélemy avant, mais n’avait pas manqué de préciser que l'UPLD serait reçue en même temps et à la même enseigne que tous les autres partis. Maintenant que le moment est arrivé, le groupe mené par Oscar Temaru fait des caprices. Il n’a pas eu le rendez-vous quand il voulait, alors il fait du boudin ! Pour snober une invitation demandée deux mois plus tôt, les prétextes ont été difficiles à trouver. Le coup de la vexation à cause d’une mauvaise adresse sur l’enveloppe ne s’avère pas très crédible.
Pas mieux pour l’argument du coût du voyage puisque le prix des billets d'avion est moins élevé en septembre qu'en juillet. Certes, la venue de la ministre coûterait moins cher à la Polynésie, mais dans ce cas les élus auraient certainement trouvé un autre prétexte, comme dire qu'il vaut mieux que le débat soit décentralisé à Paris pour le dépassionner…
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| | LUNDI : C'est la rentrée scolaire mais parents et enfants ne sont pas les seuls concernés parce que la rentrée est synonyme d'embouteillages pour tout le monde. Des transports publics dignes de ce nom ne sont toujours pas venus remplacer les véhicules particuliers. Vallées et hauteurs ne sont toujours pas bien desservies. Mais surtout, même quelqu'un habitant à proximité de la route de ceinture ne sera pas sûr d'arriver à son travail à l'heure, entre la versatilité des chauffeurs et l'absence d'horaires. Sans compter que le soir, il suffit de finir un peu tard pour qu'il n'y ait plus de bus du tout. Alors avant d'imaginer des projets pharaoniques de grandes voies routières et multiplier les ronds-points, pourquoi pas enfin mettre en place un service de bus fiable comme on en trouve dans toutes les villes françaises, et pourquoi pas aussi quelques rotations nocturnes le week-end pour limiter les risques d'accident tout en incitant la population à sortir. Sûr que le Pays s'y retrouverait financièrement, même s'il devait un peu mettre la main à la poche. Les dessertes urbaines des autobus sont de toute façon sans commune mesure avec celle du Tahiti Nui aux Raromatai, en terme de coût comme d'utilité. L'UPLD fait aussi sa rentrée politique ce matin. Le groupe tient une conférence de presse dans la salle des commissions de l'assemblée pour évoquer l'invitation de la ministre de l'Outre-mer pour la réforme de la loi électorale. Rappelez-vous, le 20 juillet dernier, le ministère délégué à l’Outre-mer envoyait un courrier à Oscar Temaru précisant que Marie-Luce Penchard n’avait pas donné son accord “sur un rendez-vous le 27 juillet, comme cela a pu être dit à Tahiti”.
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